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Référents FPH : Manola Gardez

Pilote : Fondation pour les Générations Futures FGF

Montant : 40 000 Euros

Partenaires :

La Fondation pour les Générations Futures (FGF)

La Fondation pour les Générations Futures (FGF), coordinatrice du projet, est une fondation belge d'utilité publique, née en 1998, avec la volonté d'appuyer l'émergence et le développement de projets concrets et de réflexions liés au concept de développement soutenable, dans ses aspects de changements de société : justice sociale, solidarité, égalité des chances, équilibres écologiques, maîtrise démocratique des choix. La FGF est partenaire de longue date de la FPH. Elle contribue depuis plusieurs années aux travaux menées sur l'entrée « Europe », et a participé à l'assemblée continentale européenne organisée par la FPH et l'Alliance pour un monde responsable, pluriel et soliaire, en juin 2001.

Le CEDAC : Centre d'Etudes et d'Action pour la Cohésion sociale

Le CEDAC est né à l'initiative d'universitaires, ainsi que de professionnels proches du monde associatif désireux de mettre leur expérience et leur savoir-faire au service des acteurs sociaux, des syndicats, des pouvoirs publics mais aussi des entreprises et des structures qui ont pour souci l'amélioration des conditions sociales, sociétales et environnementales de la production. A ce titre, il intervient dans des formations syndicales et universitaires ainsi qu'auprés d'associations travaillant dans le secteur social.

Le CEDAC a également mené pour le ministére des affaires économiques ainsi que pour le ministére des affaires sociales des travaux d'expertise et d'accompagnement sur la responsabilité sociale des entreprises, notamment la coordination du plan national d'action sur la responsabilité sociale des entreprises et l'accompagnement de la loi sur le label pour une production socialement responsable.
Le CEDAC travaille en outre sur le théme du contrôle des codes de conduite d'entreprises et des labels par l'Organisation internationale du Travail avec la direction générale emploi - affaires sociales de la commission européenne et assure une étude sur les conditions de santé - sécurité chez les sous-traitants dans le secteur de la métallurgie pour le compte de l'Université européenne du Travail.

La Fondation Bernheim

La Fondation Bernheim développe une stratégie de participation au lancement de projets innovants et à long terme qui visent à réaliser les changements nécessaires pour améliorer, de maniére durable, la qualité de la vie. Son activité s'articule autour des principaux axes suivants : la gestion des entreprises publiques et privées qui recherchent des conditions de paix sociale durable et de coopération de forces économiques du marché ; l'épanouissement de vocations, la formation professionnelle et le développement des facultés de créativité personnelle ; la diffusion de la culture, de la pensée et des sciences ; le maintien de la paix en favorisant l'intégration et la compréhension des cultures différentes existant dans la société.

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Fiche Action - Archive 2006-2007

(2006-2007) Susciter une réflexion collective de la société civile européenne sur ses responsabilités

Résumé

L'idée de responsabilité est au centre de la culture européenne. Pourtant les organisations de la société civile qui soulignent volontiers la responsabilité des gouvernants et des entreprises ont eu peu l'occasion de réfléchir ensemble à leur propre responsabilité et sont réticentes à le faire. Dans le prolongement d'un dialogue déjà engagé c'est un débat européen qu'il faut organiser sur ce thème.

Synthèse

Synthèse de l'action

Cette action s'inscrit dans le prolongement des travaux menés précédemment par trois fondations, la FPH, la Fondation pour les Générations Futures (FGF) et la Fondation Bernheim sur la notion de responsabilité. Ces travaux avaient donné lieu à des ateliers tenus dans les années 2002 et 2003 avec plusieurs milieux socioprofessionnels européens tels que les juristes, les ONG, les parlementaires, etc.

Plus spécifiquement maintenant, le projet vise à contribuer à structurer les réflexions et les actions existant, en Europe, sur les questions de responsabilité des ONG ou également intitulées associations de la société civile (ASC), face aux nouvelles formes de gouvernance publique.



Inscription de l'action dans la stratégie d'ensemble de la FPH

Le travail que peuvent mener différents milieux socioprofessionnel sur la notion de responsabilité est au coeur des nouvelles orientations définies par la FPH depuis 2003. Il s'agit d'amener un milieu socioprofessionnel spécifique à accepter de se poser la question de sa propre responsabilité envers lui-même et envers la société.



Historique de l'action


De fin 2002 à début 2004 la FPH, la FGF et la Bernheim ont mené un travail préparatoire pour vérifier la pertinence de lancer un débat au niveau européen sur la question de la responsabilité en s'appuyant sur la proposition de Charte des responsabilités humaines.

Plusieurs milieux socioprofessionnels ont été approchés, dont les enseignants, les médias, les entreprises et trois ateliers ont pu être organisés au printemps 2003 avec des représentants des parlementaires européens, des responsables d'organisations de la société civile, des juristes.

Selon les groupes, la responsabilité n'était pas un sujet de questionnement évident : autant les parlementaires étaient désireux de pouvoir prendre le temps de travailler sur leurs responsabilités envers la société, autant les ONG par exemple ne souhaitaient pas se poser la question de leurs responsabilités puisqu'ils se considéraient, chacun dans sa discipline, porteurs des revendications des droits de la société civile.

A partir de cette première étape qui a confirmé que la responsabilité était malgré tout un thème central en Europe et qu'il existait un patrimoine historique sur cette notion, les 3 fondations ont décidé de poursuivre l'initiative en continuant à confier à la FGF son pilotage.

Il a donc été décidé de s'investir dans un travail de fond sur les associations de la société civile (ASC).

Présentation

L'objectif principal a été, en 2005, de mettre en œuvre un processus visant à initier une réflexion de fond continue sur l'éthique et les responsabilités dans les associations de la société civile (ASC), de nature à entraîner des transformations, au-delà des « simples » discussions et bonnes intentions.

En 2005, la Fondation pour les Générations Futures (FGF) a identifié la partenaire la mieux adaptée pour mener cette initiative en la personne d'Anne Peeters du CEDAC, association travaillant, entre autre, sur le thème de la responsabilité sociale des entreprises.

Le travail a consisté dans un premier temps à identifier les organisations européennes les plus significatives et d'établir un état des lieux à partir d'une série d'interviews de responsables d'associations européennes.

Les principaux constats et enseignements tirés de ce dialogue peuvent se résumer en 11 points :

  • L'identité associative : éviter le calque marchand et l'uniformisation
  • La réflexion sur le monde associatif est en panne
  • Il existe une importante diversité de réflexions et d'outils
  • Il existe des cultures internes qui transcendent les ONG et les ASC internationales
  • La légitimité et la représentativité restent au cœur des interrogations sur la responsabilité et l'éthique
  • Il est nécessaire de définir un statut d'association européenne
  • Le financement des ASC et des ONG est à revoir
  • Le dialogue civil doit trouver sa place dans la gouvernance publique
  • Le thème de la représentativité divise le monde associatif
  • Le problème de la concurrence entre ONG(ouASC) ne peut être ignoré
  • Il existe un phénomène de formation de plates-formes et de réseaux d'ASC/ONG au niveau européen. Est-ce un vecteur de changement ?

En 2006 l'action consistera, à partir des résultats de l'état des lieux réalisé fin 2005, à rendre possible l'émergence d'un processus dynamique de réflexion et de transformation à l'échelle européenne autour de ces questions actées dans l'état des lieux.

Plus concrètement, il s'agit de « percevoir si les enjeux et dynamiques mises en place par les ASC sont en phase avec les attentes de la société » , de « devancer, au sens d'anticiper, l'agenda des autres composantes de la société en termes de ‘responsabilités'».

Le propos consistera dès lors à identifier les processus de réflexion en cours sur ces questions, au sein et en dehors des ONG, et à proposer un mécanisme de plateforme intégrant diverses cultures associatives à l'échelle européenne sur le sujet. Cette plateforme réunira des ONG et des associations, mais également des représentants des pouvoirs publics et de l'entreprise privée, des organisations syndicales et des experts privés ou issus du monde académique.

Les résultats attendus :

  •  Une contribution majeure à l'élaboration de principes structurés de gouvernance, issus d'un dialogue élargi aux parties prenantes des associations et admis comme élément de base de la responsabilité des associations, à l'échelle européenne ;
  • Un dialogue entre divers mondes associatifs, à l'échelle européenne ;
  • Un dialogue structuré avec les instances publiques et privées européennes (dialogue aujourd'hui éclaté par thématique) ;
  • Un changement des pratiques.

Dès janvier 2006 un premier séminaire sera organisé réunissant les promoteurs de l'initiative, des représentants d'associations dont certains ayant fait l'objet d'une interview pour l'état des lieux, des personnalités du monde académique auxquelles s'ajouteront des personnes de référence dans le monde de l'entreprise, des organisations syndicales et des pouvoirs publics, principalement européens.

Par ailleurs, le projet devrait également, courant 2006, faire l'objet d'une réponse à un appel à projet de la Commission européenne en vue d'obtenir des cofinancements.

Enfin, de manière transversale, il sera intéressant de comparer, ultérieurement, les résultats des recherches de l'ensemble des milieux socioprofessionnels qui mènent un travail similaire dans le domaine de l'éthique et de la responsabilité.